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Résistances sociales et luttes anticapitalistes : l'alternative du syndicalisme de base en Grèce PDF Imprimer Envoyer
Écrit par *****   
Lundi, 07 Mai 2012 09:58

Cliquez sur la piste "01" du player ci-dessous pour écouter l'enregistrement audio de la rencontre...

Projection et débat avec des militants anarcho-syndicalistes grecs de l'ESE Face à l'ubiquité d'un discours qui tend de plus en plus à culpabiliser la société grecque de son sort, face à l'absence d'une information contrastée dans les médias « officiels », nous espérons que cette rencontre pourra être une source d'information directe, un lieu d'échanges ainsi qu'un moyen d'envisager nos luttes plus largement qu'au niveau local.

A partir de 18h salle Blanqui 2 (derrière la mairie de Limoges) le dimanche 13 avril

 

 

Texte des camarades grecs de l'ESE (union syndicale libertaire) :

 

 

NOUS NE SOMMES PAS TOUS GRECS!

 

Dernièrement, à l'intérieur et l'extérieur de la Grèce il a éclaté une propagande imposant au peuple grec la rigueur, cela afin de dissimuler la stratégie des gouvernements capitalistes européens. Si on y regarde de plus près, les mesures prises par l'État grec et les patrons ces dernières années (réduction par une loi du salaire principal, abrogation de la négociation collective, l'abolition de la capacité des syndicats à faire des recours d’une part* à l’organisme de médiation et d'arbitrage, augmentation des licenciements, l'élimination des permanences au domaine public etc.) on s'aperçoit alors que ce ne sont généralement pas les Grecs qui sont touchés, mais une certaine partie de la population, les travailleurs vivant vivant en Grèce, les indigènes et les immigrants.

Le recours à la dette publique pour définir la crise grecque a joué a servit de prétexte à l'Etat et au capital : ce n’est pas la cause réelle des mesures d'austérité. Une grande partie de la dette grecque se trouve dans les banques, les entreprises locales et les caisses d'assurance, dont les dirigeants ont investi l'argent des travailleurs sur le marché boursier dans des obligations : c'est la spéculation. L'état fait un effort pour sauver les banques de la faillite en volant de l'argent dans la poche des travailleurs, et en contraignant le prolétariat à ne plus croire à son avenir, en agitant la peur de la banqueroute.

L'assaut des patrons sur les acquis des travailleurs n'a pas commencé historiquement avec le Mémorandum. Dans les dernières décennies la classe de travailleurs de la Grèce a déjà accepté l'attaque des patrons via l'imposition de travail au noir, flexible et précaire, la suppression des huit heures journalières, les conventions individuels pour les salaires sous le salaire principal, les licenciements illégaux, les heures supplémentaires non rémunérées, etc . Jusqu'à présent, cette attaque était réalisée en contournant la législation. Avec la législation de ces trois dernières années, cette situation est désormais établie par les institutions, elle est reconnue légalement, et s'étend à de plus larges sections de travailleurs, quelque chose qui va probablement aggraver les conditions de travail en plus.

C’ est remarquable, qu'au nom de la compétitivité des entreprises grecques, pendant qu'ils operent toutes ces coupes budgétaires, ils font des lois sur un certain nombre d'avantages pour les patrons (petits et grands), tels que les réductions d'impôt, la réduction des cotisations sociales (pendant que l'Etat se lamente du fait que les caisses d’assurances socialisées sont vides), la libération des licenciements etc... Cette attaque de l'état et du capital dans nos vies, qui tire la valeur de notre travail vers le fond, était basé sur l'incapacité de notre classe populaire à mettre en place collectivement et à mener des luttes organisées, due à la dégénérescence du syndicalisme par les pères des travailleurs professionnels qui ont transformé le mot syndical en une insulte insulte et à l'indifférence des forces anticapitalistes organisées de reprendre en main sérieusement le syndicalisme, et retrouver un syndicalisme de classe. Un autre facteur est aussi la prévalence de l'individualisme dans la mentalité de la majorité de la société grecque.

L'attaque des patrons avec le prétexte de la crise économique a profité d'un mouvement social des travailleurs désorganisé. La société grecque après le premier choc a marché à une série de réactions populaires (indignés, collisions aux manifestations etc.) lesquelles sont restées sans organisation ni objectif précis et ne se sont pas étendues au champ de bataille principal de la classe ouvrière : celui du travail.La bureaucratie syndicale déclare des grèves générales par le télévision, sans préparer aucune défense contre les briseurs de grève et sans plan d'amplification. Par conséquence, les grève sont condamnées à l'échec et le mouvement est affaibli.

L'indignation de la société et des travailleurs ne conduit pas forcément à la révolution sociale. Avec l’ augmentation des réactions sociales nous assistons à l’augmentation du nationalisme et à la légitimisation du discours raciste au sein des partis de gauche. Parallèlement, le système tente de tourner la colère du monde vers des faux choix en organisant des élections .


Toutefois, dans ces dernières années il y a le développement d’une série de structures horizontales, dont beaucoup ont des caractéristiques contre capitalisme comme les syndicats de base, les assemblées de quartier, des étudiants auto-organisés, les occupations, comités de chômeurs, les éco-communautés de producteurs agricoles, coopérative etc . Il est important de noter que dans la Grèce, contrairement à la France il y a seulement 2 confédérations syndicales des travailleurs (une pour les employés

du secteur privé et l'autre pour les employés en public) impliquant toutes les

tendances politiques du mouvement syndical. Ce monopole syndical veut briser les syndicats de base et ils ont commencé des discussions sur une plus grande organisation de syndicats et collectifs du travail du syndicalisme révolutionnaire, cherchant à intégrer, à assimiler les militants révolutionnaires. De même, les assemblées de quartier ont créé une assemblées pour coordonner les mouvements de quartiers individuels d'une manière durable.


Ce qui est certain, est que l'intensification des combat de classe en Grèce, peut aider à tirer des conclusions pour la classe des travailleurs, sur la nécessité de redéfinir le syndicalisme vers une orientation contre la bureaucratie, une orientation révolutionnaire.

 

 

 

ESE

(Union Syndicale libertaire)

 

 

 

 

 

*Jusque à maintenant lors d'un conflit avec quelque patron (le non payement de travail par exemple) le syndicat pouvait faire des recours à l’organisme de médiation et d'arbitrage. Maintenant il ne peut pas sans l’accord du patron ! Ce changement de loi fait disparaître complètement l’organisme de médiation.

Mise à jour le Lundi, 14 Mai 2012 10:44
 
[Educ Primaire] : Réunion d'Information Syndicale : Pédagogie et mouvements de lutte... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par alex   
Lundi, 09 Avril 2012 22:58

Le Syndicat des Travailleurs de l'Education organise mercredi 18 avril une
RIS (réunion d'information syndicale) avec Grégory Chambat, auteur de
"Pédagogie et révolution" aux éditions Libertalia.

Cette réunion a lieu salle Blanqui 1 de 9h à 12h, elle est ouverte à tous !

Entre le cauchemar éducatif managérial et le corporatisme étriqué, entre l’élitisme réac-publicain et l’illusion pédagogiste, reste-t-il encore une place pour des pratiques sociales et pédagogiques porteuses d’un projet collectivement et individuellement émancipateur ?

Débat avec Grégory Chambat, auteur de "Pédagogie et révolution, questions de classe et (re)lectures pédagogiques" (éd. Libertalia) qui esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.

Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich.

Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…

Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

 

Mise à jour le Dimanche, 15 Avril 2012 22:27
 
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