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Le site de la CNT87
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Écrit par Pti'Mat
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Vendredi, 20 Août 2010 15:00 |
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Cinémathèque : notre déléguée syndicale CNT, élue au CE, licenciée mardi 17 août 2010
Ils ont osé !!! La Direction de la Cinémathèque Française est allée au bout de sa logique : depuis plusieurs mois, elle s’en est pris à notre camarade Valérie, déléguée syndicale CNT et élue du CE, en montant un dossier bidonné pour obtenir son licenciement, avec l’aide de l’Inspection du Travail, dont la proximité avec la direction de la Cinémathèque n’est plus à démontrer.
Costa Gavras, Président de la Cinémathèque et Serge Toubiana, Directeur Général, si prompts à se payer de mots pour se présenter comme des grands démocrates défenseurs de nobles causes, militants historiques (et désormais si lointains) de gauche, ont franchi la ligne jaune et se prêtent au jeu fort en vogue de la répression anti syndicale tous azimuts. En quelques mois, six militants syndicaux élus dans les instances ont été sanctionnés pour des motifs futiles ou fantaisistes. Il faut dire que l’argent n’a pas d’odeur et que l’Etat fait pression auprès de toutes les institutions culturelles pour obtenir un paysage syndical propre et peu revendicatif, en échange des subventions et des vilénies à venir (la RGPP fait là aussi son oeuvre destructrice).
Valérie est accusée de harcèlement sur la base de témoignages fabriqués par sa hiérarchie, alors que c’est elle qui est placardisée et harcelée dans le cadre de ses activités profressionnelles et syndicales. Elle s’en est d’ailleurs plainte depuis plusieurs mois auprès de la Direction, qui n’a rien fait pour mettre fin à ce scandale.
Ce licenciement est un acte politique fort et un message de terreur envoyé aux salariés qui osent encore défendre leurs droits, et qui confirme que la Direction de la Cinémathèque a prêté allégeance au pouvoir sarkozyste dont les méthodes brutales tristement d’actualité scandalisent même dans les rangs de la droite (hypocrisie quand tu nous tiens...). Les salariés de la Cinémathèque ne s’y trompent pas, et s’inquiètent fortement de ces dérives. A coups de restructurations, de management par la peur dans les services, avec la complicité de quelques cheffaillons ou salariés zélés faisant office d’auxiliaires de police, la Direction a instauré un climat délétère. Les arrêts de travail pour dépression et les démissions se succèdent.
D’ailleurs, cerise sur le gâteau empoisonné, Stéphane Richard, le patron de France Telecom, entreprise connue pour son management anxiogène ayant poussé au suicide des dizaines de salariés, et Bertrand Méheut, patron de Canal + ayant procédé au licenciement sec de près de 400 salariés, ont été nommés par l’Etat en qualité de personnalités qualifiées au sein du conseil d’administration de la Cinémathèque Française. Ces personnalités sont en effet fort qualifiées pour infléchir à droite toute la politique sociale et économique de la Cinémathèque.
La CNT et la CGT en appellent à la solidarité intersyndicale et interprofessionnelle, et reviendront dès demain sur ce site pour publier le tract commun et énoncer les actions à venir.
Nous ne lâcherons rien ! 
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Mise à jour le Vendredi, 20 Août 2010 15:02 |
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Écrit par Pti'Mat
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Mardi, 03 Août 2010 11:29 |
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Affaire Jules Durand/Affaire Quinot d’Emile Danoën "L’Affaire Durand" à lire absolument : en vente 6 euros aux Editions CNT-RP, 33, Rue des Vignoles.
L’Affaire Durand En pleine grève des ouvriers charbonniers au Havre, le 9 septembre 1910, en soirée, une bagarre d’ivrognes sur le port se termine par la mort de Louis Dongé ,un chef de bordée non-gréviste. Les journaux réactionnaires comme « Le Temps », « Le Matin », « Les Débats »… sur le plan national, « Le Havre-Eclair » et « Le Petit Havre » sur le plan local font grand bruit autour du décès de Dongé au travers de récits tendancieux basés sur des enquêtes sommaires et partiales. Les journalistes aux ordres essaient de transformer un incident regrettable survenu au cours d’une rixe entre ivrognes en une exécution concertée en imputant donc la responsabilité de cette mort à des militants ouvriers. On sent s’organiser une campagne anti-ouvrière afin de durcir la législation en vigueur en une législation encore plus oppressive contre ceux qui refusent l’exploitation capitaliste. La chasse aux militants syndicalistes est ouverte en orchestrant une campagne sur le thème d’un assassinat syndical… La bagarre Le vendredi 9 septembre, vers neuf heures du soir, Dongé rencontre sur le quai d’Orléans des ouvriers charbonniers en grève : Couillandre, Mathien, Lefrançois, un quatrième individu et leur propose de prendre un verre au bistrot. Un refus catégorique lui est alors opposé ; Dongé se met en colère et sort un révolver en menaçant ses interlocuteurs. La situation dégénère rapidement entre les protagonistes de cette dispute, toutes ces personnes étant sous l’emprise de l’alcool. Dongé est désarmé, frappé à coups de pieds et ses agresseurs le laissent sur place sans connaissance. Transporté le soir même à l’hôpital, il y succombe le lendemain. Les participants à cette rixe sont arrêtés peu après mais leur état d’ivresse est tel qu’ils ne peuvent être interrogés par le chef de la sûreté. Parallèlement le parquet décide d’autres arrestations, celles des responsables du syndicat des charbonniers : Durand et les frères Boyer alors que ceux-ci n’avaient nullement participé à la rixe. C’est ainsi que débute le long calvaire de Jules Durand. Son histoire fait encore partie de la mémoire collective havraise aujourd’hui. L’Affaire Quinot : un forfait judiciaire Pour écrire ce grand roman populaire qu’est « L’Affaire Quinot », Emile Danoën s’est inspiré de la vie de Jules Durand, anarchiste et secrétaire du syndicat des charbonniers au Havre en juillet 1910. Danoën retrace dans ce roman les principales étapes d’une odieuse machination qui s’inscrit dans le contexte d’une farouche répression du mouvement syndical. Une simple rixe entre ivrognes se soldant par la mort d’un chef de bordée « jaune » se transforme en un « crime syndical » avec préméditation…L’auteur nous délivre le meilleur roman historique jamais écrit sur « L’Affaire Durand ». Mais ce qui fait la grandeur de ce livre, outre la véracité des faits relatés, c’est le style de l’écrivain tout emprunt de cette sève ouvrière aux accents des travailleurs portuaires. Il y a dans ce récit émouvant et authentique la faconde des dockers, la pugnacité des militants contre l’injustice mais aussi de la désillusion et de la révolte (va paraître en septembre).
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Mise à jour le Vendredi, 20 Août 2010 15:04 |
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